Paris, le 03 Mai 11 – Dématérialisation de la Douane, triomphe du principe de
sécurité dans les échanges internationaux : deux grands chantiers qui ont
bouleversé en moins de 5 ans les Services Douaniers dans le monde entier.
Partout, les rôles se redistribuent entre Chargeurs et
Transitaires.
Conex donne la parole à deux clients, Michelin et Alis
International (CRYSTAL GROUP), un chargeur et un prestataire spécialisé dans les
missions d’ingénierie douanière. Deux spécialistes qui témoignent de l’évolution
de leur métier.
Chargeurs vs. Transitaires ? Deux clients
témoignent
Internaliser ou externaliser son service Douane… Pour Conex,
témoin des évolutions du secteur depuis 25 ans, cette alternative est dépassée.
Car, pour faire face à la complexité redoublée des déclarations douanières et à
l’intensification des échanges internationaux, les entreprises doivent renforcer
leur organisation, mobiliser la Direction Générale et les nombreux services
impactés sur ce qui est devenu un véritable projet d’entreprise… Et se faire
épauler par des prestataires spécialisés pointus. Prestataires et chargeurs
trouvent ainsi de nouveaux modes de collaborations, très éloignés de l’ancienne
dichotomie dans laquelle on les opposait.
Lors d’une conférence
organisée par CONEX & ED EDITIONS, le 31 mars 2011 dans le cadre du salon
SITL, François Darden, Directeur Douane du groupe MICHELIN et Robert Launay,
Directeur Général d’ALIS, prestataire douane, étaient donc face à face. Ou
plutôt côte à côte car le temps est bien révolu où l’on opposait ces deux choix,
celui de l’internalisation de la douane en entreprise, et celui de
l’externalisation via un transitaire.
« Cette image a largement vécu »,
précise Alban Gruson, PDG des sociétés CONEX et ED Editions. « Aujourd’hui, on
peut avoir des profils de collaboration très différents entre les entreprises et
les prestataires. Le prestataire aide à fédérer l’ensemble des équipes
concernées chez son client ; le chargeur doit, quant à lui, sensibiliser sa
direction sur les atouts de la fonction douane dans l’entreprise. Tous deux ont
un objectif commun : la performance douanière. »
Michelin, c’est 70
usines dans 18 pays, une présence commerciale dans plus de 170 pays dans le
monde, plusieurs centaines de millions de droits de douane payés et économisés
par an. Pour gérer environ 20 000 déclarations douanières import/export par an
en France, Michelin a fait le choix de gérer en interne ses opérations
douanières les plus courantes et de confier à des prestataires spécialisés les
opérations plus complexes.
« Avant de parler des moyens à mettre en place, il
faut réfléchir en termes de stratégie et sensibiliser le top management sur ses
responsabilités et les conséquences malheureuses qu’une mauvaise stratégie
douanière pourrait provoquer », explique François Darden. « Dans le cadre de la
responsabilité pénale, le respect des règles est capital, il ne faut rien
négliger, de la veille réglementaire jusqu’à l’archivage des documents.
»
Fort de l’appui de sa direction, il a mis en place un certain nombre
d’engagements qui permettent à Michelin d’agir au quotidien selon une ligne de
conduite prédéfinie.
Des rapports de collaboration
revisités
François Darden met également en avant la formation du
personnel, « Vous ne pouvez pas agir dans l’entreprise sans vous former
vous-même et former les gens avec qui vous travaillez. Formez également votre
prestataire, il a besoin d’informations sur votre entreprise, vous avez besoin
d’en faire un partenaire. »
C’est cette notion de partenariat qu’explique
Robert Launay : « Le prestataire ne doit pas être un simple opérateur. Nous
avons un rôle de conseil qui doit être joué en premier dans nos relations avec
les chargeurs.»
En tant que conseil, ALIS propose une expertise Douane
dédiée Client Chargeur pour de grands comptes. ALIS a mis en place un réseau de
collaboration avec l’ensemble des administrations douanières, qu’elles soient
françaises ou européennes, avec la MGE (Mission aux grandes entreprises), avec
une approche différente pour chacune d’entre-elles. Pour que cette synergie
fonctionne, il est indispensable d’inclure l’ensemble des opérateurs dans la
stratégie douanière.
Une fonction Douanière transversale dans
l’entreprise
La fonction douane est transversale (achat, logistique,
sûreté, etc.) : il est indispensable, même si l’on fait appel à un prestataire,
de disposer d’un service douane chez le chargeur ou au moins d’un
référent.
C’est d’ailleurs pour conforter sa légitimité à intervenir à
l’international que la société ALIS est certifiée OEA depuis 2009. La société
MICHELIN, déjà certifiée aux Etats Unis depuis 2002, ainsi qu’au Canada et au
Mexique, devrait recevoir sa certification OEA en France dans les tous prochains
jours.
Une certification indispensable. « Il faut aller dans l’OEA dans
l’optique de limiter les contraintes dans le temps et pour des mesures de sûreté
et de sécurité. Etre OEA ouvre des portes, c’est un développement à
l’international et une reconnaissance européenne », précise Robert Launay. Pour
François Darden, « L’OEA sert à l’image de marque de l’entreprise, elle offre
des facilités auprès de certains états membres ou permet de les conserver et
nombreux sont les constructeurs ou fournisseurs qui font référence aux
entreprises certifiées. »
L’OEA implique la Direction de l’entreprise puisque
la certification nécessite de travailler avec tous les services. Il est
important de pouvoir répondre aux questions sur la gestion du risque, des
données qui permettent de dédouaner mais aussi sur la gestion des métiers
connexes à la douane. « Dans l’OEA, selon Robert Launay, il y a surtout un mot à
retenir : la traçabilité. L’OEA, c’est le contrôle des flux mais c’est aussi la
traçabilité documentaire. »
« Il ne faut cependant pas tout miser sur l’OEA
et écarter de sa stratégie les « petits artisans » en les mettant au tapis »,
aime à préciser Robert Launay. Pour François Darden, « les petits acteurs sont
indispensables au bon fonctionnement de la Supply Chain, il est important de les
faire entrer dans la ‘grosse machine’ de l’OEA ».
À propos de
Conex
Créée en 1985 par Alban Gruson, juriste de formation et ancien cadre
dirigeant d’une société de transit, Conex réalise 7,2 millions d’euros de CA. La
société développe une gamme de produits et de services : logiciels pour le
traitement et la transmission électronique des déclarations douanières,
déclarations en douane, tarif douanier informatique, mais aussi : formation,
audit ou conseil. Parce que, confrontées aux réglementations complexes du
commerce international, les entreprises ont besoin d’outils informatiques qui
assurent la traçabilité, la sécurité des écritures, et la communication avec
leurs outils de gestion commerciale. Les logiciels de Conex sont référencés dans
des centaines de sociétés en France et en Europe, parmi lesquelles on compte
TNT, Schneider Electric, DHL Freight, 3 Suisses, Géodis, Mory, Bacardi,
Caterpillar, Renault…
Fortement impliquée dans la modernisation des processus
douaniers, CONEX développe son activité dans le domaine de la transmission de
données douanières et devient ainsi un acteur majeur de la dématérialisation.
Pour en savoir plus : www.conex.net
Agence C3M – 01 47 34 01
15
Michelle Amiard, michelle@agence-C3M.com
Cathy Lacides,
cathy@agence-C3M.com
Profil du diffuseur :
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