Après une controverse à propos de l’impact de la spéculation sur la hausse des matières premières, Bruxelles donne (partiellement) raison à Paris.
La Commission européenne a reconnu mercredi un lien entre certaines activités financières et l’envolée des prix des matières premières, notamment agricoles. Cette mise au point devrait clore la polémique en faveur de l’Elysée, qui accusait l’exécutif européen de récuser tout lien entre les spéculations sur les marchés et les cours des matières premières.
« Il est clair qu’il y a une corrélation forte entre les positions prises sur les marchés dérivés et les prix » des matières premières elles-mêmes, reconnaît un rapport publié par Bruxelles. Mais « il est toujours difficile d’évaluer complètement les interactions et l’impact des mouvements des marchés dérivés sur la volatilité des marchés physiques sous-jacents« , nuance-t-il.
