Lundi, les nouveaux inspecteurs élèves ont rejoint les bancs de l’École nationale des douanes de Tourcoing. Une rentrée 2008 qui s’annonce sous le signe du changement.
Tout d’abord, un constat : la 61e promo de l’École des douanes fraîchement débarquée des quatre coins de la France est moins nombreuse que l’année dernière. De 180, ils sont aujourd’hui 143 inspecteurs élèves, dont 16 étrangers, à rejoindre les bancs de l’école après avoir passé 15 jours de formation dans l’administration financière. En cause : « la baisse de recrutement dans la fonction publique malgré un niveau de recrutement qui reste quand même assez élevé », a expliqué le directeur de l’école, Georges Claustres. Une baisse en lien avec un contexte particulièrement bouleversé. En effet, l’administration douanière, actuellement en pleine réforme, prévoit notamment la fermeture d’un certain nombre de bureaux de douane. « Il va donc falloir que vous portiez cette réforme, car les agents que vous allez encadrer vont avoir besoin de vous », a annoncé le directeur de l’école. Raison pour laquelle le parcours de formation initiale a été totalement renouvelé, faisant de l’apprentissage des fondamentaux et du renforcement de l’étude de cas pratiques la base du programme pédagogique. L’objectif étant d’offrir aux futurs douaniers l’accès à une palette de métiers (rédacteur, enquêteur, informaticien, encadrement, etc.) autres que celui de vérificateur (métier de base de l’inspecteur douanier). « Nous allons faire de vous de véritables techniciens », a-t-il ensuite assuré, avant de formuler le souhait qu’ils puissent « acquérir le virus de la douane, ce sentiment qu’on exerce un métier passionnant ».
Reste désormais aux garçons à faire leurs preuves. Car s’ils sont plus nombreux (60 %), « ils ne réussissent pas mieux pour autant », a ironisé le directeur. Cela fait plusieurs années que les filles décrochent le titre de lauréates… La dernière session, deux d’entre elles étaient jumelles, une première ! •
E. S.
